Quel accompagnement?

Au sein du domicile partagé, les habitants bénéficient d'une aide permanente pour réaliser les gestes de la vie quotidienne, communiquer, poursuivre ses projets, rester en lien avec le quartier et ses habitudes de vie.

Cet accompagnement est non-médicalisé, et réalisé par des personnes salariées d'un service d'aide à la personne.

L'accompagnement médicalisé se déroule comme dans un domicile classique, par les soignants médicaux et paramédicaux du domicile, en cabinet ou au domicile partagé (soins infirmiers, consultations médicales, kinésithérapeutes, etc.).

Quels professionnels?

La journée, l'accompagnement vise à trouver la meilleure manière d'impliquer les habitants dans le quotidien, à mener des activités et à aider au déroulement de la journée (faire le repas, sortir se promener, préparer un jeu, veiller au bien-être de chacun et du petit collectif).

La nuit, la présence d'une personne rassure, garantit une veille et permet d'accompagner les personnes en ayant besoins.

Une personne est également présente pour animer la vie sociale et partagée.

Elle est présente auprès des habitants, et a également pour rôle de faciliter les liens entre les habitants, les proches, les professionnels non médicaux,  médicaux et paramédicaux, les partenaires, les bénévoles.

Elle est garante du projet social et de l'implication de chacun.

Quelle approche?

Inspirés des approches humanistes de type Montessori, Carpe Diem et de l’approche sensorielle des personnes désorientées, nous souhaitons mettre en application un certain nombre de principes qui favorisent un mieux-être et donc limitent l’impact de la maladie sur la vie des personnes, en limitant l’émergence de troubles psychologiques et de troubles comportementaux.

 


Etablir une relation de confiance entre l’aidant (l’intervenant) et l’aidé (l’habitant).

 

Dans cette relation, aucune des deux parties n’exerce de contrôle sur l’autre. Il s’agit d’une écoute mutuelle permettant au duo de s’harmoniser dans ses gestes, attentes, et réalisations. Chacun se sent alors libre de rester tel qu’il est, tout en acceptant l’autre.


Prendre en compte l’intensité du vécu émotionnel de la personne malade

 

Les troubles cognitifs amènent la personne malade à aborder la vie principalement à travers ses émotions, son ressenti corporel et sensitif. Cela demande aux intervenants d’être attentifs à l’environnement sensoriel et émotionnel de chaque moment et chaque endroit : le climat affectif de la pièce, la luminosité, la sonorité, le rythme, les odeurs, la proximité des uns et des autres… Les intervenants sont en capacité d’entrer en résonance avec la personne pour comprendre sa réalité et tenter de lui répondre de manière adaptée et compréhensive.


Un accompagnement basé sur les ressources et les capacités de la personne

Plutôt que d’essayer de rééduquer un déficit dû à une maladie neuro-évolutive, il est plus valorisant de s’appuyer sur les capacités efficientes.


S’appuyer sur la communication non-verbale

 

Pour comprendre et communiquer avec l’autre. Tous les comportements ont un sens et sont des messages dont nous cherchons le sens.

 


Laisser la possibilité de décider

Décider de ses horaires, de ses activités, offrir des occasions de se sentir utile. La personne garde le contrôle de sa vie, elle peut ainsi continuer à nourrir son élan de vie, ses désirs et maintenir une bonne estime d’elle-même et un sentiment d’utilité.

La place du jardin
Du potager à l'assiette

L'hortithérapie :

Les études ont montré les avantages des thérapies horticoles dans la réduction de la douleur, dans l’amélioration de l’attention et la diminution du stress. D’autres témoignent également d’une diminution des risques de chutes et des douleurs musculo-squelettiques chez les personnes concernées.

Le jardinage fait partie des principales activités associées à un risque moindre de développer un syndrome démentiel.

Du potager à l'assiette
Ateliers inter-générationnels 

Le jardin est le lieu idéal pour créer les rencontres avec l'extérieur : il fait partie de la maison, sans rentrer dans l'intimité des habitants.

Il est sujet de nombreuses discussions et réunit toutes les générations.

Ateliers
inter-générationnels 
Vie au jardin

Partager un repas dehors aux beaux jours, faire une partie de pétanque, ou simplement contempler la végétation et ses habitants. Le jardin est une prolongation de la maison, comme un lieu de vie à part entière.

Vie au jardin
Balades libres

Libre d'accès et naturellement clos, le jardin permet des balades libres et sécurisées. Créer des pauses avec un banc ou une chaise, créer des événements visuels avec la végétation et différents espaces, cela favorise la détente, la dépense physique. La fréquentation régulière et continue du jardin contribue à limiter les troubles cognitifs, du comportement et de l'humeur, les risques de chutes et favorise le bien-être de la personne malade et également des accompagnants. 

Balades libres